Nos positions

ARRAC cherche à analyser et critiquer la réalité de l’antisémitisme et des racismes aujourd’hui en France et en Europe, en ne sacrifiant pas la complexité des phénomènes sur l’autel des intérêts militants.
 
Ainsi, nous partons d’un triple refus :
 
– Refus de la thèse du « nouvel antisémitisme », dans ses usages politiques actuels de droite et d’extrême droite, qui fait porter l’essentiel du problème de l’hostilité antijuive contemporaine sur la gauche, les mouvements antiracistes et les descendants, notamment musulmans, de l’immigration post-coloniale ; 
 
– Refus de la thèse de la « substitution » de l’antisémitisme par l’islamophobie, thèse qui s’accompagne souvent d’autres poncifs du même genre : antisémitisme désormais « résiduel » ; juif·ves devenu·es « blanc·hes », question de l’antisémitisme réduite à celle de son « instrumentalisation », etc.
 
– Refus de la mise en équivalence entre « antisionisme » et « antisémitisme »
 
Ce « triple refus » n’a à nos yeux de sens que s’il s’accompagne d’une triple reconnaissance symétrique :
 
– Reconnaissance de la nécessité d’étudier et d’interroger l’antisémitisme transmis et véhiculé au sein de la gauche, et de l’antiracisme, mais aussi à partir de matrices islamistes ou arabo-nationalistes ;
 
– Reconnaissance de la nécessité d’analyser et de critiquer, sans concessions, la réalité massive des discours et pratiques d’instrumentalisation politique et raciste de la question antisémite aujourd’hui.
 
– Reconnaissance du fait que l’antisémitisme contemporain est désormais souvent articulé à des expressions d’hostilité à l’égard de l’État d’Israël.
 
De manière générale, nous voulons, par notre recherche-action, faire comprendre que la question antisémite n’est pas une affaire communautaire. L’antisémitisme n’est pas le problème des juif·ves mais de toutes et de tous. En même temps, la position juive, et non l’identité juive, doit être prise en compte dans nos recherches. Si nous refusons d’« identitariser » les débats sur les racismes, l’attention aux situations spécifiques et à l’expérience vécue des personnes ciblées nous semble absolument nécessaire et légitime.
 
Enfin, nous refusons de hiérarchiser les discriminations et les violences : nous ne donnons pas la priorité politique à la lutte contre l’antisémitisme par rapport aux autres luttes (antiracistes, anticapitalistes, féministes…) ; si nous prenons aujourd’hui l’antisémitisme comme objet d’étude principal et point de départ de nos recherches et actions, c’est d’abord parce que cette thématique a eu tendance à être délaissée ces dernières années par le camp de l’émancipation et par l’antiracisme, dans un contexte où, pourtant, les actes antisémites ont manifestement augmenté. 

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Bureau et Conseil d’administration

Conseil d’administration
Laurent Edel, Emmanuel Levine, Philippe Mesnard, Cécile Moscovitz, Salima Naït Ahmed, Jean Yves Pranchère, Bruno Quélennec 
 
Bureau
Président, Bruno Quélennec
Vice-Présidente, Cécile Moscovitz
Secrétaire, Salima Naït Ahmed
Trésorière, Solveig Hennebert